lundi 7 juillet 2008
Parsley, Sage, Rosemary and Thyme
Depuis hier, je deviens parfaite.
vendredi 4 juillet 2008
Sad Song
La mélancolie est arrivée sans crier garde. Elle a parlé du parquet qui craque, du temps des anecdotes, je ne pensais pas regretter autant. Avant, elle s'asseyait sur mon lit, mon téléphone sonnait plusieurs fois par jour, devant les Bisounours j'étais encore quelqu'un. Aujourd'hui je vis de loin cette mécanique des gestes.
Le masque s'est collé, j'y ai cru tout autant que les autres. En fait, les moments de beauté pure ne doivent pas cacher les questions qui sont toujours douloureuses.
L'année de mes dix-huit ans. La seule aussi loin que mon porte ma mémoire où je n'ai pas été amoureuse. Le travail en juillet, l'Espagne en août, la douce vie en septembre. D'octobre à janvier, une confiance extraordinaire, en moi, en eux deux. L'effacement progressif de toutes les autres personnes. Les deux boulots à partir de mars. L'envie d'avoir de bonnes notes aussi en travaillant. Les enfants de l'association, la merveilleuse parenthèse du mardi soir. Audrey et Sabrina qui ont toujours été là. Des rencontres : Lucie, Catherine, Aurore. Et puis Pâques. La rupture avec elle. L'accident. J'ai décidé de ne plus pardonner les absences. Dont la sienne (tu sais, les statistiques sont bien faites, ne pas répondre au message ci-dessous qui t'est destiné, tu m'étonneras toujours). Le retour en fanfare de So. La lassitude en mai, juin. Partiel de littérature raté. La fin en apothéose : Londres, elles, eux, elles deux.
Pour mes dix-neuf ans, je voudrais des réponses. Et grâce à elle, j'ai recommencé à écrire.
jeudi 3 juillet 2008
A l'atrabilaire
Obtenu la réponse à la question trop posée : c'est mieux que tout ce qu'on imaginait... aussi latin que petrus lupus.
mercredi 18 juin 2008
Dancing in the streets.
Beginning to see the life.
Encre bleue sur les pages de l'agenda, Moleskine qui se remplit enfin. Lire sur des bancs en pierre en bois. Diabolo menthe, Coca, bière. Livres et CD.
Les choses ont changé, vont encore. Avec cette douce sensation de liberté.
vendredi 13 juin 2008
Love boat.
Je ne sais pas qui du soleil ou de la beauté a mis des larmes dans mes yeux place de la Concorde. J'ai un peu pleuré au cinéma aussi, en n'oubliant pas de trouver un miroir ensuite pour vérifier que le trait était toujours rectiligne. Trois sacs remplis de livres, le long du boulevard Saint Michel les réflexes immobiliers viennent gâcher le plaisir. De toutes façons, la chapelle est bâchée.
A côté d'un trop beau Paris, chaque école de mon quartier arbore fièrement un drap peint en rouge ou noir école occupée contre la loi Darcos. Période des anniversaires manqués - la statue, sur l'île de la Cité en même temps que Portishead. Le compte à rebours est commencé, dans quize jours je réunis autour d'une tarte aux pommes ceux qui ont fait ces deux ans, dans quinze et deux jours je les retrouve, entre une foule dévote.
mercredi 11 juin 2008
Bigmouth strikes again.
Un bébé blond sur les genoux. La drôle de pensée qu'il va me falloir encore, peut-être, attendre le double de mon âge pour avoir le mien.
Les dernières sensations sont celles de l'échec (pas une seule fois restée jusqu'à la fin de l'épreuve, trop peu de feuilles (quatre doubles et cinq simples) et puis les gens aussi) mais finalement sur la pelouse du Parc Monceau le moment s'est joliment figé.
Tout à l'heure, promenade, ciné, chouquettes et thé. La vie recommence.
samedi 31 mai 2008
Laisse tomber les filles
Oui j'ai pleuré mais ce jour-là non je ne pleurais pas.
Juin possède l'attrait de l'inconnu. Julie, Aurore et Londres. Talons, averse chaque jour, deux ans passés sur ce bout de la ligne 3 avec toutes ces habitudes prises les yeux fermés mais oubliées le dernier jour. L'examen était bien dans cette salle-ci, sept heures plus tard il en reste encore huit.
Eclipser les mois d'été pour arriver directement le premier octobre.
