jeudi 11 juin 2009
Quoi ? Non, rien
De ces moments où je suis absente de moi-même naissent ceux de vie pure enlacés embrassés étouffés l'un tout contre l'autre
vendredi 8 mai 2009
Spring time
Le diabolo menthe ; la couverture étalée sur l'herbe du Parc Monceau ; ses baisers toujours aussi savoureux ; les promesses pour l'année prochaine ; les tasses de thé ; les poèmes d'Aragon ; les Chansons d'amour ; les antibiotiques ; le RER E ; les collants fantaisie.
Ce printemps est plus doux que jamais.
dimanche 22 mars 2009
le Grand
Ses yeux changent de couleur, bleu-gris-vert. Les tics de langage, les bras croisés, les mains tendues. J'écrivais joliment quand j'étais amoureuse, il y a longtemps. Et ce n'était pas tangible comme aujourd'hui. Donc j'écris joliment, j'écris les rendez-vous sur le quai de la ligne quatre, le couvre-lit à carreaux, le ronronnement de l'ordinateur, les cols de chemise, les Converse, mes ballerines, mes jupes, mes lunettes, sa peau douce, son sourire. Chacun dans les yeux de l'autre.
Ces moments où je perds les pédales, où je pleure contre son épaule, et dont je sors avec l'impression qu'on durera, qu'on s'aimera longtemps. Des mois aux instincts, c'est une certitude qui s'ancre un peu plus chaque jour, et c'est bien la seule chose dont je sois sûre dans ces vagues de doute. Tu es là, toi qui est si beau dans le miroir, toi que j'attends impatiemment chaque jour, toi et moi.
mercredi 4 février 2009
And the rest is silence.
Le temps des jolies choses est enfin venu mais je ne sais plus les écrire. Je ne sais plus. J'aimerais enregistrer chaque moment, et pouvoir les visionner encore et encore, de Covent Garden au couvre-lit jaune et rouge, en passant par Versailles et la rue du Paradis Perdu. Alors je savoure et je me tais (pour combien de temps ?)
samedi 24 janvier 2009
Lovecats
Dix jours après. Chaque journée portait son nuage noir lourd de culpabilité et de révisions pas faites. C'est plus drôle d'aller boire un café, de traverser tout Paris sous la lumière d'un matin d'hiver, de regarder des films, d'aller se perdre en banlieue. J'ai rempli peut-être trente copies et fait la plus mauvaise dissertation de ma carrière. Après j'ai avalé une boîte de Doliprane, vidé cinq paquets de mouchoirs et bu une bouteille de sirop (mais pas tout en même temps) rire est douloureux, pleurer l'était, mais hier, hier, tout est si prometteur.
mardi 13 janvier 2009
Get off of my cloud
Je crois que je ressemble enfin à celle que j'ai voulu être, et encore en mieux. Il n'y a rien d'autre que la quête du mieux. On touche un peu le pire parfois, il ne disparaît pas, quand la pluie ruisselle et les volets s'ouvrent, quand les cris partent et les injures résonnent. Le mieux pèse davantage dans la balance.
Les livres restent fermés dans mon sac, les feuilles de brouillon (rose, vert d'eau) s'entassent, les copies lignées de mauvaise qualité et la litanie du nom prénom date de naissance lieu de naissance numéro de convocation ça ne fait après tout que le cinquième semestre à l'écrire. Dans moins de six mois j'ai vingt ans, un papier jaune signé par le directeur de mémoire et un diplôme de Licence dans la boîte aux lettres. Dans moins de six mois, nous aurons cinq mois et deux semaines de plus, en jours cela fait sûrement un nombre à trois chiffres, et je devrais peut-être commencer une liste de choses désuètes, le petit déjeuner, le ciné et ce monde des possibles sous nos pas.
Heureuse, enfin.
mardi 6 janvier 2009
The light that never goes out
Toute excuse est bonne pour ne pas réviser, du changement de couleur ici au gâteau dans la cuisine. Actuellement, tout très étrange. A son bras, tout paraît plus beau. Je suis retombée sur une note qui parlait d'un baiser à l'Hôtel de Ville (période Doisneau, première année de fac) mais finalement l'Opéra, la ligne huit, la ligne quatre, les couloirs de la Sorbonne, il n'y a pas besoin de vouloir un lieu précis. Hier donc il neigeait, j'ai ouvert la porte en riant et je passe de si jolis moments. Les pavés glissant quand je lui ai souhaité une bonne année, les statues recouvertes, leurs sourires à midi, les bises dans le couloir, l'étreinte à dix-sept heures quand petite-soeur-de-cœur est rentrée du collège, la carte d'Amsterdam posée sur le bureau, les flocons sur manteaux et écharpes, je n'aurais pas dû me moquer ça glisse beaucoup plus en Converse, ce sourire idiot ne me quitte pas. La nouvelle Kenza est "super cool" (sic.) mais j'aimerais bien qu'elle retrouve l'envie d'étudier, elle sera alors parfaite.
